vendredi 11 avril 2008

Mes bébés

Non, n'allez pas imaginer de bambins rieurs ou criards, je veux vous parler de chats.

Avant tout de mon chat, mon chaton, mon bébé chat, pesant tout de même 8,5 kg, mais qui reste et restera toujours mon "petit" chat - je me souviens avec amusement d'une amie qui, découvrant la bête pour la première fois, m'affirma:
Je maintiens que "petit" n'est pas vraiment l'adjectif approprié!
Bref, j'admets qu'elle ne fait pas partie des modèles réduits, qu'elle prend aisément deux coussins du canapés, qu'elle ne rentre pas dans la niche de l'arbre à chat - à laquelle elle préfère le tambour du sèche linge - et qu'on a du lui commander un harnais spécial grandes tailles en Allemagne, mais elle est quand même mon petit chat. Celle qui ronronne comme un avion à réaction dès qu'on lui parle ou qu'on la regarde, qui ronfle, qui discute quand on n'obtempère pas assez vite et qui nous lynche les mains quand il faut démêler les nœuds des poils, mais qui nous gratifie de belles "marmottes" - assise sur son derrière, pattes avant en l'air, elle tient la pause pour nous attendrir - et d'énormes cââââââlins...

Elle est la supposée première - dominante - d'une portée de trois chatons qu'une chatte abandonnée a eu sous la remorque, derrière notre maison, et que nous avons découverts à environ 1 mois, un beau jour d'août 1998. La mère avait bien du mal à gérer ses trois terreurs et à chasser, donc on l'a nourrie. Mais, de retour d'une nuit de chasse, elle est venue miauler sous nos fenêtres car deux petits explorateurs manquaient à l'appel. On les a retrouvé dans les ronces, en plein bois, en chemise de nuit à 6h30 du matin. Il était temps de les sevrer. On n'a pas eu de difficulté à placer le mâle. La petite dernière est restée avec sa maman, et mon fauve m'a eue par les sentiments, essayant de me téter quand je la prenais dans les bras - ben oui, je l'avoue, je suis devenue complètement gâteuse avec cette petite boule de poils! La boule de poils a grandi et fait aujourd'hui partie intégrante de la famille en parvenant à conquérir mes parents qui en ont la garde en mon absence. Mais c'est toujours mon bébé. D'ailleurs, quand elle fait une bêtise ou devient pénible - dedans, dehors, dedans, dehors... bref, c'est un chat - j'entends:
TON chat a fait ça, TON chat ceci, TON chat cela, etc, etc...
"Mes" bébés? Ah oui, le titre est au pluriel! C'est parce qu'il y a d'autres chatons - devenus grands - dans ma vie. Il y a bien sûr Toulouse, le compagnon de Joseph, le "bâtard royal" - traduisez "chat européen" dans le langage de Joseph - dont je vous ai déjà parlé; mais il y a aussi une jolie demoiselle que je croise parfois le matin sur le chemin du travail. C'est une magnifique isabelle* dont j'ignore le nom et si elle a une maison, mais qui semble très attachée à son quartier et à ses habitants. Elle est maigrelette sous son superbe pelage long et emmêlé; elle a une voix chantante et un très grand besoin d'affection, qu'elle manifeste par de grands coups de tête et de gros câlins. C'est "ma belle". Elle me connaît bien, m'attend parfois, et privilégie les caresses aux croquettes que je lui apporte depuis peu. J'ai beaucoup d'affection pour cette petite bête, et un pincement d'inquiétude lorsque je ne la vois pas. Quelle que soit la météo, c'est mon petit rayon de soleil du matin.

*isabelle = nom de la robe des chattes tricolores - noir, fauve et blanc

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